Le réel et le ressenti

Le Garde des sceaux et le Ministre de l’Intérieur paraissent avoir des difficultés à se situer sur ce qui sépare le réel et le ressenti.

Il en est ainsi de la température et il doit, par conséquent, en être ainsi également pour le sentiment d’insécurité qui évolue du réel au ressenti.

Cette différence d’appréciation n’est pas nouvelle. Elle existe depuis longtemps entre la Chancellerie et le Ministère de l’Intérieur. Il existait autrefois un magistrat du Parquet qui dépendait du Garde des sceaux mais qui était situé matériellement au Cabinet du Ministre de l’Intérieur.

Il était là pour régler ou atténuer les mille difficultés qui surgissaient tous les jours. En ce qui concerne le Garde des sceaux et le Ministre de l’Intérieur, l’un et l’autre doivent veiller à ne pas porter atteinte à la solidarité ministérielle sans laquelle, on le sait, il n’y a pas de Gouvernement.

Le Premier ministre qui doit veiller à cette solidarité a bien voulu rappeler que les résultats comptaient beaucoup plus que les termes employés.

Disons tout de même, pour ne pas empêcher l’un et l’autre de s’exprimer différemment, que si la solidarité ministérielle est impérativement nécessaire, la confraternité n’est pas obligatoire !

Jacques Limouzy

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