Le retour des Trissotins

Voilà que nous arrive une écriture du français dite inclusive, épicène ou égalitaire.

Les auteurs de cette pantalonnade du langage ne sont pas des inconnus. Ils ont sévi jusqu’ici dans l’orthographe qui appartenait, d’après eux, au maintien de l’ordre (sic) dans des combats plus modestes comme la suppression de l’accent circonflexe notamment.

Loin d’être une langue inclusive, le français est une langue exclusive de toute autre langue puisqu’elle est universelle. Elle est même la troisième avec le grec et le latin, sans être morte.

Ceux qui s’emploient à de telles adjonctions ajoutent une difficulté de plus à l’apprentissage d’une langue qui n’est pas simple, puisqu’elle est celle de la clarté et de la précision si nécessaires dans la langue écrite ou parlée.

Peut-être y-a-t-il là la tentative d’aider les efforts méritoires mis par certains à confondre le masculin et le féminin dans une égalité d’apparence qui débouche toujours sur un trouble de la compréhension.

Peut-être s’agit-il aussi du retour des trissotins de Molière, à la fois précieux et pédants.

Cela pour dire que la langue de Molière, de Voltaire et de Chateaubriand ne doit être touchée que d’une main tremblante.

Pour nous, elle reste la première, c’est le Roi de Prusse, Frédéric II, qui nous l’a dit en parlant français à tout le monde.

« Mais, avec qui parlez-vous allemand Sire ? », lui demanda-t-on. « Avec mes chevaux », répondit-il.

Jacques Limouzy