Les douze survivants du gaullisme de gouvernement

Hier, Albin Chalandon fêtait ses 100 ans. Haut fonctionnaire, banquier, industriel, parlementaire et ministre sous trois présidents, il s’est d’abord illustré comme résistant, dès l’âge de 24 ans, en dirigeant un maquis constitué de 500 hommes en forêt d’Orléans. Parmi ses faits d’armes, la libération du Palais Bourbon et des bâtiments du quai d’Orsay.

Centenaire alerte, Chalandon est le doyen du club très restreint des survivants des gouvernements des deux premiers présidents de la Cinquième République : Charles de Gaulle (DG) paracheva son destin en imposant le « gaullisme constitutionnel » et Georges Pompidou lui succéda pour poursuivre un « gaullisme sans De Gaulle », comme le raconte l’encyclopédie Larousse.

Dans un article paru dans Agoravox cette semaine, on découvre qu’après la mort de Jacques Chirac en septembre, de Christian Bonnet et de Robert Poujade en avril, ils ne sont plus que douze anciens membres de gouvernements à incarner le gaullisme de gouvernement. Dans cette liste prestigieuse, là a suite d’Albin Chalandon se trouvent Valéry Giscard d’Estaing (DG), Jacques Trorial (DG), André Fanton (P), Jacques Limouzy (P), Bernard Pons (P), Hubert Germain (P), Christian Poncelet (P), Paul Dijoud (P), Henri Torre (P), Pierre Mazeaud (P) et Olivier Stirn (P).

Dans le Tarn, on peut se réjouir de la présence de Jacques Limouzy, nonagénaire à la mémoire éblouissante et à la plume toujours aussi (im)pertinente, comme en témoigne encore l’éditorial qu’il publie aujourd’hui.

Pierre Messmer, auquel on demanda un brevet de gaullisme pour Jacques Limouzy, un jour déclara : « Ce n’est pas le plus pur mais c’est le plus sûr ».

Tout en souhaitant un bon anniversaire à Albin Chalandon, nous souhaitons nos vœux de bonne santé à tous ces vénérables gaullistes, et particulièrement à notre directeur politique.

Richard Amalvy