Les gilets jaunes ou la traduction d’une grave crise politique…

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Parti d’une révolte légitime de la part de populations diverses mécontentes d’une taxe de plus (surtaxe carburant), ce mouvement est à présent récupéré par une idéologie plutôt d’extrême gauche qui prône notamment la co-gestion du pays ( ex le RiC ) et qui amalgame autour de lui à la fois des travailleurs pauvres, des chômeurs et des marginaux.

J’ose espérer que les exactions et autres violences qui en résultent vont s’apaiser mais je crains que nous traversions une grave crise politique avec :

  • un président bien trop distant des populations (Macron s’est mis à dos les élus des territoires et à présent une grande partie de la population française) / tout ne peut pas être décidé de Bercy et par ses fonctionnaires…,
  • un gouvernement qui tergiverse entre diverses mesures d’apaisement et de régulation budgétaire (je supprime la taxe carburant d’un côté et l’aide à l’énergie de l’autre pour tenter de récupérer une partie des 10 milliards de dépenses publiques engagées par le président dans l’urgence sociale déclarée en deux minutes d’allocution télévisée…),
  • des corps intermédiaires et sociaux qui ne répondent plus pour être difficilement crédibles du point de vue des populations (partis politiques, syndicats, … ),
  • des forces de l’ordre elles même ébranlées et mécontentes ( les gilets bleus )

Bien sûr la France saura s’en relever mais au prix à mon sens :

  • d’un effort significatif de l’Etat pour réduire sa dépense publique avant de lever une nouvelle fois l’impôt (loi de finances modificative en urgence),
  • d’un investissement sérieux du président pour impliquer les partis politiques dans une restructuration de la fiscalité française au bénéfice d’une préservation du pouvoir d’achat  et d’une régénération de nos systèmes sociaux et de solidarité mutualistes ( session parlementaire extraordinaire sur ces thèmes )

Je crois à ces initiatives de redressement peut-être parce que je suis un gaulliste social où le progrès économique ne se conjugue qu’avec le progrès social est inversement

Ne pas le comprendre, comme je le crains de nos dirigeants actuels, serait faire preuve d’incapacité à gouverner…

Denis Soliveres