Les promesses entre deux proverbes

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Mon Neveu,

Je vous sais occupé par les consultations présidentielles et par l’interrogation qu’elles posent à chaque candidat, qui ne change jamais et qui est la suivante : « Que vais-je bien pouvoir leur promettre ? »

Les promesses sont en politique aussi indispensables que le pain quotidien. La preuve est qu’ensuite on reproche toujours à l’élu de ne pas tenir les promesses qu’il a pu faire, et on va même jusqu’à lui reprocher de n’avoir pas tenu celles qu’il n’a pas faites.

Les promesses sont toujours faites sous conditions, la plus banale, s’écrit en latin : «Si res stantibus», si les choses restent en l’état, c’est-à-dire si rien ne change et les choses changent toujours.

Le mieux serait de ne rien promettre. Là, mon Neveu, il vaudra mieux rester chez soi, les électeurs ont toujours exigé des promesses et comme le dit un proverbe fort pertinent : « IL EST BIEN PAUVRE, CELUI QUI NE PEUT PAS PROMETTRE ».

Certains ont pu considérer que le mieux serait de s’en tenir à promettre la défaite de l’adversaire, c’est ce qu’a fait M. Hollande en 2012 et il a tenu parole. C’est peut-être la seule promesse qu’il a tenue et on le lui a reproché.

Ce genre de promesse doit être tenu immédiatement, sa satisfaction doit intervenir sans délai, c’est la leçon d’un autre proverbe complémentaire du premier : « LES PROMESSES RENDENT LES FOUS JOYEUX ».

A vous lire mon Neveu.

Célestin

258ème lettre de Célestin Crouzette, propriétaire exploitant à la Montagne, à son Neveu, Innocent Patouillard, contribuable Castrais