Les réactions des élus et personnalités suite aux attentats à Paris

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Jean-Louis Chauzy : «Défendre nos valeurs : La République avec lucidité et courage !»

«Trois ans et huit mois après les assassinats de Montauban et de Toulouse en mars 2012, dix mois après les attentats de janvier 2015 contre la rédaction de Charlie-Hebdo et l’hyper Cacher, de nouveaux crimes sont perpétrés en plein cœur de Paris et près du Stade de France.
Nous pensons avec compassion à toutes les victimes, à leurs familles.
Malgré ce chagrin qui nous étreint depuis la nuit noire du 13 Novembre 2015, nous devons préserver notre humanité et défendre les valeurs de la République dont la laïcité.
Ces crimes sont commandités par une organisation terroriste, internationale et totalitaire qui répand aussi la mort dans les pays musulmans provoquant l’exode de millions d’hommes et de femmes.
La France doit prendre les mesures que la situation impose pour la sécurité des Français, mais l’Europe doit aussi se donner les moyens de combattre un ennemi sans visage…
Sans amalgame, ni angélisme, la société française doit resserrer les liens, une épreuve si lourde oblige chacun d’entre nous. »

Martin Malvy : « L’unité nationale doit être notre objectif commun »

« Dans une telle épreuve, au delà de l’unanime compassion, c’est l’unité nationale qui doit être notre objectif commun. Tout ce qui y dérogerait affaiblirait la France au moment où elle est attaquée et avec elle les valeurs qui constituent le fondement de notre société. »

Thierry Carcenac : « L’horreur vient de frapper la France. Notre peine est immense »

« L’horreur vient de frapper la France. Notre peine est immense. Face à ce terrible drame, je tiens au nom de l’Assemblée départementale à exprimer notre compassion et à présenter nos condoléances aux familles des victimes assassinées dans les attentats la nuit dernière à Paris. Dans ces moments d’une absolue cruauté, nous devons être unis et porter nos valeurs de liberté et de solidarité pour défendre la démocratie. Face à la barbarie, nous sommes mobilisés aux côtés de l’Etat dans sa lutte pour protéger le peuple français. »

Philippe Folliot : « La France est en Guerre contre le terrorisme ! »

« La France est en Guerre contre le terrorisme ! Les attaques, qui ont causé le décès de plus d’une centaine d’innocents à Paris hier soir sont ignominieuses. Les Français doivent leur répondre, avant tout, par une résilience exemplaire. La cohésion nationale et le consensus politique s’inscrivent aussi comme une évidence au même titre que le rejet des amalgames, du racisme, de l’extrémisme et de l’intolérance.
Quand la barbarie menace nos valeurs et la sécurité de nos concitoyens, elle menace tout simplement la civilisation. Les querelles partisanes doivent s’effacer devant le devoir d’union nationale.
Ce sont vers les familles des victimes et leurs proches que nos pensées doivent aller en priorité. Je veux saluer aussi le courage et le professionnalisme de nos forces de sécurité et de secours et de nos valeureux militaires, qui servent notre pays avec courage et abnégation.
Mais, au-delà de notre dignité et de notre unité nationale, qui sont nos premières lignes de défense, il est désormais urgent de changer nos modes d’action et de faire évoluer de manière substantielle notre conception « culturelle » de la longue guerre que nos ennemis nous ont déclarée sans scrupules. La France a été massivement attaquée hier soir. Il convient donc maintenant de contre-attaquer. Il faut donc réagir à la « source » : c’est-à-dire là où se radicalisent, s’entrainent les apprentis terroristes.
Le Président de la République l’a d’ailleurs souligné d’emblée, en indiquant que nous savions où se trouvaient ceux qui nous ont lâchement déclaré la guerre. Il nous faut désormais porter la guerre là où ils se trouvent. C’est donc un changement radical quant à l’engagement militaire qu’appellent les attaques terroristes d’hier soir. Cela signifie clairement que c’est en Syrie et en Irak que nous devons nous engager plus significativement, comme je l’ai indiqué lors du débat sur les frappes aériennes en Syrie, à l’Assemblée nationale, le 15 septembre dernier.
Plusieurs de nos partenaires, dont l’Egypte, nous ont sollicités dans ce sens. Le Président Al-Sissi l’avait indiqué, du reste, à une délégation parlementaire que je présidais, il y a un peu plus d’un an. La Russie s’y est engagée depuis plusieurs semaines. Il n’est sans doute plus de mise de ne pas entendre ses appels…
Au-delà, nous devons, avant tout, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, être le fer de lance d’une mobilisation internationale permettant de déboucher désormais sur le vote d’une résolution autorisant une opération au sol avec le concours des puissances de la région – Arabie Saoudite, Égypte, Iran, Turquie -, avec une participation active des États-Unis, aux côtés de la France et de l’Europe, sans oublier la Russie, dont la place légitime est au cœur du jeu international, pas à sa marge.
Ces nations doivent se rencontrer pour définir – enfin – une stratégie « globale » et « convergente » pour éradiquer le terrorisme au Levant, qui est la source de celui dont nous avons été victimes hier et « avant-hier », comme à l’occasion de l’attaque qui avait ensanglanté Paris en janvier dernier. Le temps de la parole politique est passé, et les jours sont comptés : pour éliminer Daesh, il convient de mener une action déterminée là où ce mouvement est né, en Syrie.
La réunion du Congrès que le Président de la République a appelé pour lundi devrait être l’occasion de cette indispensable « mise à plat » tant sur le plan stratégique que dans ses déclinaisons opérationnelles, car l’on constate que l’Opération Sentinelle ne saurait suffire dans ce combat contre les terroristes.
Les Centristes seront se montrer dignes, solidaires mais seront aussi être fermes face à cette barbarie, quand il s’agira  » d’infléchir  » notre politique étrangère dans la région comme pour continuer à demander plus de moyens pour notre Défense compte tenu du contexte et des enjeux. Soyons davantage réaliste dans nos choix d’alliance et de modalités d’action pour lutter plus efficacement contre ce fléau que constitue Daesh et ses alliés (Al Qaeda et le Front Al-Nostra…).
Il en va désormais de la protection des françaises et des français. Il nous faut agir dès aujourd’hui afin de nous préparer contre de prochaines attaques, que la revendication par Daesh, laisse hélas entrevoir.
Lors du débat mi-septembre, j’indiquais déjà « qu’entre deux maux, il faut avoir le courage de choisir le moindre. Si dans l’indicible horreur, Daesh et le régime syrien se valent, force est de constater que l’un nous fait la guerre et l’autre pas : il est urgent d’en tirer les conséquences« . Ceci est plus que jamais d’actualité comme en son temps Roosevelt, Churchill et De Gaulle s’étaient entendus avec Staline pour éradiquer le Nazisme ! »

Jacques Valax : « Chacun de nous doit défendre la République parce qu’elle est la seule garante de nos libertés individuelles et collectives »

« Je pense à toutes ces victimes.
Je pense à leur famille.
Je pense à la jeunesse de notre pays.
Je suis bouleversé.
Je l’écris haut et fort, le député que je suis, l’homme responsable que je veux être pour les générations à venir, reste intransigeant avec les valeurs de la République :
– Egalité hommes femmes qu’ils veulent abolir
– Liberté dont ils veulent nous priver
– Laïcité qui est le fondement de notre vivre ensemble et qu’ils veulent détruire.
Je demanderai une riposte de notre pays contre tous ceux qui ne veulent pas respecter nos règles et nos valeurs.
Vive la République, vive la Laïque.

Bernard Carayon : « Notre solidarité et notre affection pour les victimes, comme pour leurs familles, doivent être immenses »

« Notre solidarité et notre affection pour les victimes, comme pour leurs familles, doivent être immenses. L’état d’urgence, décidé par le Président de la République, est adapté aux circonstances. Nous sommes en guerre et cette guerre doit être totale, comme notre soutien aux forces de l’ordre ; mais cette guerre ne peut être gagnée que si l’on se donne les moyens d’être impitoyables. Ce n’est pas le premier drame que traverse la France : elle le surmontera si nous sommes debout, unis et fiers de nos valeurs ».

Jean-Louis Garcia, Président de la Fédération des APAJH & Alain Delpi, Président de l’APAJH du Tarn : « Rester fraternels, unis et mobilisés face à l’obscurantisme et la barbarie »

« Le 13 novembre 2015, la barbarie a encore frappé. Dans plusieurs lieux de la capitale française, des femmes et des hommes libres ont été assassinés sauvagement. En nombre ! Des femmes et des hommes, blessés gravement, luttent aujourd’hui contre la mort. Le fanatisme, l’obscurantisme, en massacrant des jeunes au Bataclan, des citoyens dans les restaurants et terrasses de café, en voulant tuer massivement au Stade de France, veulent instaurer la terreur, créer la division, empêcher la vie, le vivre ensemble. Horreur et violence de l’attaque !
Avoir peur, arrêter de vivre, ne peut, ne doit être notre réponse ! C’est ce qu’ils veulent nous imposer ! Alors, debout, fraternels, ensemble, vivons !
Par ces actes, ils s’en prennent à nos valeurs républicaines, à l’esprit des lumières, à l’égalité citoyenne et aux droits de l’Homme. Ils veulent abolir les principes qui régissent notre vivre ensemble.
Le combat pour le droit de l’Homme et l’émancipation de tout être humain est notre combat. Poursuivons-le, debout et sans relâche ! Dans la dignité, debout, et fiers de nos valeurs, laïcité, solidarité et citoyenneté. Ne cessons pas ! C’est un combat pour la vie et l’égalité, c’est un combat contre l’obscurantisme.
En ces jours de deuil, l’APAJH réaffirme son devoir d’explication, d’éducation, en interne comme en externe, pour expliquer et expliquer encore que toute femme, tout homme, ont droit à vivre libres, dans l’égalité et la dignité. L’ensemble du mouvement doit prendre part à toute démonstration d’union, de fierté de vivre libres et de vivre ensemble qui pourrait être organisée en étant attentif aux possibles dérives ou récupérations.
C’est notre combat historique, c’est celui de la République et de la démocratie. Ils ont tué, ils ont assassiné, ils ont massacré. Nos cœurs saignent et nous sommes debout ! Pour ceux qui sont morts, pour ceux qui souffrent aujourd’hui, restons debout, restons ensemble ! Liberté, égalité, fraternité, laïcité. »