Les sondages viennent-ils de clore les élections présidentielles ?

Depuis les résultats de dimanche, il semble que les élections présidentielles ne s’imposent plus ! En effet, les sondages présentés ne laissent aucune autre espérance à un autre candidat que le président sortant.

Les électeurs de Marine Le Pen apprendront sans doute que leurs suffrages ne peuvent que contribuer au succès du président Macron, ce qui n’était pas le but recherché dans la mesure où en aucun cas Marine Le Pen ne peut gagner ces élections.

Le sérieux de ses sondages semble montrer avec évidence que le débat présidentiel est clos. Comment en serait-il autrement alors que la gauche n’arrive même pas à couvrir, et dans le plus grand désordre, le tiers du corps électoral et qu’ également, un des présidents, chef de la Droite, n’est autre que le président lui-même.

Cette présence d’Emmanuel Macron montre bien la surprenante évolution d’un homme issu d’une écurie socialiste où il n’était certes, avons-nous dit, qu’un animal d’importation, pour en venir, après avoir survolé le destin d’un prince qu’il devait remplacer, à gouverner avec la Droite avec qui il juge possible de terminer avec elle un mandat de dix ans.

Cette stratégie qui se présente comme gagnante n’a que peu de chance d’échouer même si un seul candidat devait s’établir chez les Républicains et leurs amis ce qui parait insuffisant pour les sondages et laisse la possibilité à des initiatives inattendues de s’exprimer sans que l’on en connaisse réellement l’incidence.

Il en est ainsi de celle du maire de Béziers dont on connaît l’inadéquation avec Marine Le Pen qu’il juge tout à fait incapable de diriger un Etat et qui n’est pas étranger à la précipitation d’Eric Zemmour dans ce jeu de quilles où il ne peut gagner mais garde tout de même quelques aptitudes à bouleverser la donne.

Mais à huit mois des élections présidentielles, il n’a que la fatalité, le hasard et la chance qui peuvent bouleverser le résultat du scrutin.

Mais l’histoire des antériorités dans cette élection montre que huit mois n’ont jamais formé une certitude et quelles que soient les évidences d’aujourd’hui tout peut toujours changer demain.

Jacques Limouzy