Les travaux d’Hercule

C’est à peu près ceux qu’avait entrepris depuis son promontoire de Saint-Pierre-de-Trivisy, le député de la moitié de Castres et de la moitié d’Albi en organisant l’échec des maires des deux villes. Car, si à la manière de l’Hydre de Lerne, il n’a pas dix têtes, il a plusieurs estomacs.

À Castres, il avait sonné prématurément le départ de la campagne des municipales en annonçant très tôt qu’il ne pourrait pas voter Pascal Bugis. Cette annonce empreinte d’émotions n’avait aucune réalité puisqu’il n’avait jamais voté pour lui.

Aussi participa-t-il à la mise en place d’un homme venu d’ailleurs dont on pourrait croire qu’il était l’apparatchik d’un nouveau parti politique en difficulté.

À Albi, il avait été jusqu’à instituer sa suppléante comme adversaire de Stéphanie Guiraud-Chaumeil, maire sortante, qui appartenait en plus à son conseil municipal.

Cette stratégie dangereuse vient de connaître son échec. À Castres, avec la réélection de Pascal Bugis avec 57,18 % des voix, et à Albi avec un ballottage favorable en faveur de Mme Guiraud-Chaumeil. Ce qui veut dire que l’échec de Monsieur Folliot sera bientôt mat.

Les résultats de ce premier tour touchent près de 30.000 communes sur 35, où les maires élus au 1er tour viennent d’être salués par le Président de la République qui a félicité les lauréats.

Dans le Tarn, ces résultats ont été remarquables que ce soit à Lavaur, à Mazamet, à Labruguière, à Réalmont, à Lautrec et dans une majorité des 314 communes du département.

Beaucoup avait anticipé ces résultats et notamment Me Terlier, député de l’autre moitié de Castres, qui avait refusé de conduire la liste En Marche à Castres, et même finalement d’y participer, préférant suivre à Lavaur son destin habituel.

Depuis le premier tour, l’intervention d’Emmanuel Macron était bien nécessaire contre la réalité du virus.  Il est même allé jusqu’à pratiquer le confinement des réformes, et notamment la principale d’entre-elles qui avait provoqué autant de débats et de clameurs dans le pays, chez les syndicats, et au Parlement.

Cette séparation du pays légal et du pays réel doit disparaître devant les événements que nous vivons, en rétablissant pour les combattre une pause ou une trêve de nos querelles politiques et sociales.

Jacques Limouzy