« L’été meurtrier »

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A en croire les organes d’information, les attaques au couteau se multiplient de façon troublante. Des coups de couteau qu’un agresseur assène à des victimes inconnues, choisies au hasard dans l’espace public, c’est un type de violence qui n’existait pratiquement pas en France il y a seulement quelques années.

Désormais, l’on constate que ces agressions non seulement existent mais ont tendance à augmenter. Tout l’été, elles ont malheureusement assombri l’actualité. La banalisation de la barbarie se diffuse, dans une dégradation spectaculaire de la civilité, et donne lieu à des dénégations du réel auxquelles un gauchisme nous a habitués depuis des décennies.

Pour apprécier l’ampleur du phénomène, il est primordial d’en conserver une vision globale et européenne (Pays-Bas, Belgique, Grande-Bretagne, Espagne, Italie…). L’aspect le plus visible du sujet est que les personnes suspectées sont, le plus souvent, d’origine étrangère et arrivées assez récemment en Europe. Plutôt que de reconnaître la progression inexorable de l’islamisme radical, on préfère les affubler du terme de « psychologiquement faibles ». Ces actes n’ont pas forcément un motif terroriste ? Le djihadisme a contribué à l’augmentation de ce mode opératoire et depuis septembre 2014 Daesh a multiplié les appels en ce sens, l’expérience montrant qu’ils ont une résonance importante. Et il est à la mode de crier « Allah Akbar ! ». Est-ce un terrorisme spontané ? Ne faudrait-il s’en alarmer que si Daesh l’a commandité ? C’est l’inverse qui est grave : c’est que la barbarie importée dans nos rues n’ait pas besoin de cet aval, parce que cela émanerait de cultures et d’anthropologies difficilement compatibles avec les nôtres. Ces actes ont la saveur et le résultat d’actes terroristes avec, en plus, la stupidité de la qualification par des termes qui laissent penser qu’on veut nous endormir par la « bien-pensance ».

Les médias chargés du service d’ordre moral n’ont toujours pas établi de barème clair qui permettrait au public de s’y retrouver. Ce qui est incontestable, c’est qu’une frange de la population rejette les valeurs de la République et fait sécession contre la France. A Grenoble, Adrien Pérez a été poignardé et tué par Younès et Yanis El Habib pour avoir porté secours à une amie. A Melun, un homme a attaqué des policiers au couteau ! Peut-on minimiser cela, qui ne relèverait que de la rubrique des faits divers ? Dans la banlieue de Roubaix, un homme a été poignardé le 1er juin parce qu’il fumait pendant le Ramadan ! A Toulon, le 17 juin, une femme voilée blesse au cutter deux personnes dans un supermarché en criant « Allah Akbar !» : l’on parle alors de « troubles psychiatriques », comme pour le double meurtre au couteau du 23 août à Trappes, « acte d’un déséquilibré » pour la presse, bien que revendiqué par le groupe Etat islamique !

La liste des agressions violentes qui émaillent le quotidien des Français ne cesse de s’allonger. Pour cet « été meurtrier » elle est loin d’être exhaustive, de Paris à Villefranche-sur-Saône en passant entre autres par Orléans, Saumur, Troyes, Valenciennes, Saint-Quentin, Poitiers, Montpellier, Montauban ou Villeneuve-Saint-Georges… Le Ministre de l’Intérieur – celui dont on dit qu’il apprend les informations par la presse – est « attristé ».

Les passages à l’acte progressent, se diversifient et s’adaptent en permanence aux contraintes sécuritaires. Alors que les politiques sont obsédés par le spectre de dérives racistes, les citoyens commencent à s’inquiéter, voire à se mobiliser. Ils n’oublient pas que l’idéologie salafiste progresse en France et donc touche de plus en plus de monde. On nous dit que les nombreuses attaques au couteau en France ne sont pas des actes terroristes mais le fait de réfugiés déséquilibrés. Cela ne fait que renforcer notre exigence de mettre en cause notre politique d’immigration.  Quand on recueille des personnes qui recherchent l’Eldorado pour les mettre finalement à dormir sur les trottoirs, il ne faut pas s’étonner qu’ils finissent par avoir des comportements violents et désespérés ! Il y a une frontière entre les « sans-papiers » et les migrants réfugiés politiques. Le droit d’asile est fondamental. Mais ce n’est pas non plus le droit à l’asile psychiatrique ! Bizarrement, toutes les attaques ne seraient perpétrées que par des fous. Des illuminés ! Fou ou pas fou, l’équilibre réside dans le non-passage à l’acte de nos pensées les plus folles…

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Pierre NESPOULOUS