O Tannenbaum !

Il faut bien comprendre que la plupart des électeurs des maires de Lyon et de Bordeaux n’étaient que des écologistes contemplatifs alors qu’il se révèle que ceux qu’ils ont élus sont des écologistes impératifs.

C’est ainsi que le Maire de Lyon n’aime pas le Tour de France cycliste, une manifestation archaïque, bruyante et pollueuse.

C’est ainsi que le Maire de Bordeaux veut interdire dans sa ville les petits sapins de Noël parce que leur sacrifice mettrait fin à l’avenir des grands arbres qu’ils auraient été s’ils n’avaient pas été coupés.

Mais il ignore que ces petits sapins sont généralement produits dans des exploitations destinées à leur usage c’est-à-dire dans une proximité les uns des autres qui les condamneraient à leur étouffement mutuel si leur croissance se poursuivait.

Quand Monsieur le Maire de Bordeaux mange un œuf, il peut arriver que celui-ci, fécondé, pourrait faire naître une poule.

Quand Monsieur le Maire de Bordeaux se régale d’une friture, il met fin à l’avenir de nombreux poissons qui auraient pu vivre.

Ceci nous indique déjà que ces genres de maires ne sont pas une nouveauté.

Ils ont existé au XIXème siècle lors de l’arrivée des chemins de fer avec des trains polluants, dangereux qui étoufferaient les passagers dans les tunnels et autres inconvénients vérifiables.

C’est ainsi qu’à Orléans, à Saint-Lô et dans bien d’autres communes, on ne voulait pas de ces chemins de fer. Nous voyons qu’aujourd’hui ces rebelles à tout progrès ont dû se rattacher pour Orléans aux Aubrais pour la ligne Paris/Port-Bou et pour Saint-Lô, qui avait refusé d’être sur la ligne Paris/Cherbourg, il a fallu créer un rattachement par Lison.

Il en fut de même lors de l’arrivée du moteur à explosion et de la première automobile.

Dans certaines agglomérations une décision municipale imposa à ce nouveau moyen de locomotion de ne traverser la commune que précédé d’un homme à pied muni d’un drapeau rouge !

On me dira que tout a changé depuis.

Peut-être mais certainement pas la présence d’élus qui peuvent raisonner de travers. Ainsi, ce n’est pas le Tour de France qui est archaïque, c’est plutôt le Maire de Lyon.

Jacques Limouzy