Macron : le recyclage du PS

Chacun connait le sort des produits périmés. Et donc ce qui doit advenir du PS dont ce quinquennat aura été celui des mensonges, puis des trahisons, enfin d’échecs absolus… « Merci (vraiment) pour ce moment »…

Hollande, Taubira, Belkacem, Désir, Peillon, Duflot, Hamon autant de noms parmi beaucoup d’autres qui ont suscité le rejet rageur des français.

Il y a eu pourtant dans notre histoire politique de vraies personnalités de gauche qui exprimaient un idéal, une vision, une vraie culture, voire le sens de l’Etat : Jaurès, Blum, Jules Moch, Mendès-France, Mitterrand, Rocard, Chevènement et Védrine en étaient. On peut respecter un adversaire quand il y a la France en héritage commun.

Emmanuel Macron n’est pas cette veine-là. C’est le fils de François Hollande dont il transforme l’indécision en ambiguïté, l’absence de convictions en « modernité », la légèreté en sourires de connivence. L’ancien ministre aime ceux qui l’aiment. Ce n’est pas ce qu’on demande d’un homme d’Etat.

Héritier de celui qui voulait faire la guerre à la finance, il est soutenu par des intérêts financiers internationaux et les médias dont ils sont les actionnaires. Ce n’est pas un hasard si ses premiers clients ont été des expatriés fiscaux et des personnes que la mondialisation rend riches et heureuses.

Il a déjà commis l’irréparable : accuser son pays de crime contre l’humanité en Algérie, puis nier l’existence d’une « culture française ». L’homme est donc à la fois sans racines ni décence.

C’est un libéral-libertaire : partisan de la GPA qui n’est autre que la location d’un ventre d’une femme pauvre à l’étranger, il séduit évidemment le milliardaire Pierre Bergé.

Favorable à la dépénalisation du cannabis, il en rassemble les consommateurs d’habitude et de culture, tout en prônant une « génération sans tabac ».

Mais c’est aussi un bobo dépensier : après avoir gagné trois millions en deux ans dans une banque d’affaires, il n’a plus aujourd’hui que les économies d’un artisan, après avoir, en toute logique, dépensé un Smic tous les jours depuis trois ans.

Alors que les problèmes d’immigration suscitent dans notre pays une colère sans nom, Emmanuel Macron est allé en Allemagne féliciter Mme Merkel d’avoir ouvert les portes de son pays à 1 200 000 immigrés. C’est à l’aune de cette déclaration qu’il faut comprendre son engagement résolu pour la « discrimination positive » qui est contraire aux valeurs de la République incarnées par la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789, comme par notre Constitution.

Macron est, dans le fond, ce qu’il y a de pire dans le hollandisme : le renoncement à ce que nous sommes, dans la soumission aux intérêts du « système ». Il porte l’entreprise de recyclage du PS.

C’est exactement pour cette raison que François Fillon est autant attaqué et c’est pour cela que de toutes nos forces il faut qu’il soit élu président de la République.

Bernard Carayon
Maire de Lavaur
Conseiller régional d’Occitanie