Mettre fin à l’impuissance politique

Ce quinquennat aura été celui de l’impuissance politique. Tout nous y ramène : la désindustrialisation, les vagues incontrôlées d’immigration, le terrorisme, la diplomatie erratique au Proche-Orient, l’explosion du chômage et des déficits publics, la folle progression de la criminalité et du trafic de drogues, l’illettrisme de plus de 20 % des enfants entrant au collège.

Il y a quelques jours, quatre policiers ont été sauvagement attaqués à Viry-Châtillon, près de Paris. Leurs véhicules ont été incendiés au cocktail Molotov alors qu’ils étaient à l’intérieur. L’un d’entre eux est entre la vie et la mort.

En six mois, près de 3300 policiers ont été blessés, soit une progression de 15 % en un an, 6000 l’an dernier auxquels s’ajoutent 7000 gendarmes !

Dans les manifestations, la plupart des blessés sont du côté des forces de l’ordre. Jamais la violence et les outrages dont ils font l’objet n’ont été aussi nombreux.

Le gouvernement avait annoncé la création de 9000 postes dans les forces de l’ordre en cinq ans : c’est un mensonge ! La Cour des Comptes a révélé qu’à la fin de 2015, il y avait 875 policiers et gendarmes de moins qu’en 2011 !

Les « quartiers » ont été abandonnés. La réponse pénale est faible, car la Justice manque de personnels et les prisons sont surpeuplées, Christiane Taubira ayant renoncé à un plan de construction d’établissements préparé par l’ancienne majorité. Manuel Valls vient d’amorcer un revirement dans cette politique pénitentiaire absurde qui conduit les magistrats à s’enquérir des places libres dans leur région avant de prononcer une peine d’incarcération !

Deux réformes s’imposent. Vite. Aligner le régime de la riposte armée des policiers sur celui des gendarmes : pour que force reste à la loi. Ouvrir 20 000 nouvelles places de prison : elles ne seront pas de trop pour ceux qui brisent la vie des honnêtes gens !

Bernard Carayon
Secrétaire national des Républicains
Maire de Lavaur