Musée Goya de Castres et les Abattoirs de Toulouse : une fructueuse collaboration !

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© Ville de Castres. Musée Goya – musée d’art hispanique

A l’occasion de l’exposition Picasso et l’exil. Une histoire de l’art espagnol en résistance qui aura lieu du 15 mars au 25 août aux Abattoirs de Toulouse, le musée Goya prête vingt-deux oeuvres dont dix-sept gravures de Goya et cinq tableaux, parmi eux celui d’Oscar Domínguez, l’Atlantide (vers 1950) et d’Hernando Viñes, Le Pont rouge, (1950) habituellement présentés dans le musée, salle du XXe siècle.

L’exposition montrera l’impact de l’exil dans la vie et dans l’oeuvre de Picasso et de ses compatriotes artistes. C’est aussi une vision ò combien contemporaine qui suscite de la part des artistes d’aujourd’hui des oeuvres poignantes liées aux conflits modernes et au climat.

L’équipe scientifique du musée des Abattoirs s’est tournée de la sorte, vers la collection hispanique du musée Goya, riche à plus d’un titre dans ce domaine.

Pour étayer ce propos le musée toulousain a également sélectionné une oeuvre de l’artiste Javier Bueno, particulièrement marqué par la guerre civile espagnole, Judith et Holopherne (vers 1939). Ce tableau, de très grandes dimensions (3 x 4,45 m) rarement montré, a demandé une logistique importante et délicate pour son transport, sa présence dans l’exposition est exceptionnelle.

Afin de ne pas priver le public, le musée Goya accueillera dès le 5 mars deux tableaux, de la collection des Abattoirs prêtés le temps de l’exposition : Composicion con texturas armonicas (Composition avec textures harmoniques, 1956) de Manolo Millares et Ovale noir (1957) d’Antoni Tàpies. Ces tableaux d’artistes majeurs du XXe siècle complèteront
avantageusement le parcours muséographique. Venez nombreux les découvrir au musée Goya jusqu’à la fin du mois d’août.

Javier Bueno, Judith et Holopherne, vers 1939
Collection musée Goya – musée d’art hispanique
Huile sur toile, 310 x 450 cm
© Ville de Castres. Musée Goya – musée d’art hispanique