Nathalie De Zan expose à l’Hôtel Le Miredames

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L’Hôtel Le Miredames à Castres est heureux d’exposer « Tryptique », la dernière série d’oeuvres de l’artiste Nathalie de Zan. Le vernissage aura lieu le vendredi 7 octobre à 19h30 au 1 place Roger Salengro à Castres.Au programme : une performance de l’artiste où l’œuvre prend vie… ainsi qu’une balade sonore entre jazz, blues, chill out et chant des oiseaux qui vous accompagnera lors de votre visite. L’exposition se tiendra jusqu’au 7 janvier 2017. Entrée gratuite.

À propos de l’artiste Nathalie De Zan

Née à Toulouse, Nathalie est artiste auteur multimédias depuis 8 ans. Même si son domaine de prédilection est la photographie, elle utilise toutes sortes de médium dans son processus créatif afin d’arriver à ses fins esthétiques : vidéo, graphisme, musique, scénographie, création de vêtement, origami…

Elle travaille essentiellement sur le corps lié à l’espace et à l’intime dans des situations provocatrices et oniriques. Le corps est pour elle une façon d’élaborer des analogies entre processus artistique et physique. Le but est d’interroger le statut du corps face aux diverses pressions de notre monde moderne. Elle crée des chimères syncrétiques à l’aide de métaphores, et de symboles qu’elle questionne en permanence.

L’exposition « Tryptique »

Par la composition en triptyque de cette oeuvre, tant picturale que photographique, Nathalie De Zan interroge la fonction régénératrice de l’artiste. Son autoportrait trouve un sens iconographique aussitôt qu’il se retrouve exposé, sa Trinité. L’avatar manifeste la nature protéiforme de cette idée d’unité. Les trois volets disposés de gauche à droite, proposent une lecture s’inscrivant dans le sens classique d’écriture, en même temps qu’une conception antique du processus de création. Superposée à cette première lecture, une deuxième lecture moderne, Orphique. Telle Ovide revenue des Enfers, la Créature s’en retrouve métamorphosée, se retournant vers son pygmalion. C’est alors le créateur qui s’expose, son oeuvre revenue d’entre les morts, ayant trouvé la vie. Le spectateur est témoin d’une transfiguration, une métamorphose, une modification de forme, de fonction, de nature et d’état. Le classicisme répond à la modernité, la création s’étonne de son créateur, le Golem tout à tour s’émeut de son Dr Frankenstein puis, remontée jusqu’à son origine, de son modèle (à gauche, refermant la Trinité). Le modèle et le créateur sont, à leur tour devenus monstres. Cette figure psychologique est à l’origine de sa terrible métamorphose : une transformation destructrice du Soi en quelque chose d’absolument « autre » où il ne reste rien, pour abriter l’imagination créatrice, qu’une fragile carapace, à peine une façade.