Obscurité sénatoriale

Monsieur Philippe Folliot, député de la moitié de Castres et de la moitié d’Albi, a toujours considéré que son action dans ces deux villes relevait d’une stratégie ambivalente, ce qui expliquait son souhait d’organiser l’échec de la liste de Pascal Bugis à Castres et celui de Stéphanie Guiraud-Chaumeil à Albi.

Si cette intention n’a pas été couronnée de succès à Castres, elle reste en instance à Albi où Philippe Folliot vient d’estimer que la présence de la liste conduite par sa suppléante, Muriel Roques-Etienne, ne pouvait qu’assurer le succès de la maire sortante.

Il a donc fait retirer la liste de Muriel Roques-Etienne créant par là-même un risque d’unification de la liste de gauche et d’une liste écologiste. Il est heureusement assez improbable que, là aussi, les vœux du député bivalent soient satisfaits.

Il reste que la question doit être posée. Pourquoi M. Folliot agit-il ainsi ? Parce que, comme un Romain d’autrefois, il s’est mis à labourer un sillon qui, dans une république vertueuse, mène peut-être au Sénat.

En effet, on oublie trop que les sénatoriales auront lieu dans quelques mois et que personne n’en parle, ce qui favorise l’action souterraine de M. Folliot.

L’obédience sous laquelle il se présentera au Sénat sera déterminée comme d’habitude en fonction des exigences de l’événement immédiat de l’élection.

Ceci, nous en avons l’habitude, mais nous pensons que ça commence à faire un peu trop, et qu’il n’est pas permis de laisser Philippe Folliot s‘enfoncer dans une stratégie qui, encore occulte, deviendra politiquement douteuse.

Nous espérons que personne n’acceptera de faire équipe avec lui ; la position est d’ailleurs dangereuse car M. Folliot est toujours élu, et ceux qu’il soutient sont toujours battu.

Au centre, à droite, et ailleurs, dans nos amis du Conseil départemental ou au sein des maires du Tarn, nous appelons à la révélation d’un candidat pouvant s’opposer dans une clarté salutaire à la survenance politiquement obscure de Philippe Foliot.

Jacques Limouzy