Olivier Dassault

J’étais député du Tarn avec son grand-père, Marcel, qui était député de l’Oise. C’était sous de Gaulle.

En juillet 1976, la Commission des lois de l’Assemblée nationale me désigna comme rapporteur d’une proposition de résolution qui mettait en cause « Les affaires Dassault ».

Comme on s’y attendait, je ne la rejetai pas mais je l’étendis par amendement à toutes les autres industries aéronautiques publiques et privés. Après quatre mois de travail, l’Assemblée adopta mon rapport.

J’avais moins connu son père, Serge, qui fut Sénateur mais surtout un très grand industriel. Il me revenait d’assister à l’arrivée à l’Assemblée nationale d’Olivier, le petit-fils préféré du grand-père, sur le siège quasi familial de député de l’Oise.

C’était lui aussi un industriel, élève de l’école de l’Air mais également un artiste de grand talent de la recherche et de la photographie.

Je ne pouvais manquer d’avoir pour lui des relations amicales qui ne devaient pas cesser. Je correspondais souvent avec l’avenue Montaigne où se trouvait son domicile parisien.

Il connaissait Castres. Il était l’ami de Pierre Fabre. Je me souviens qu’à ses obsèques, Olivier Dassault avait accompagné Bernadette Chirac.

En aéronautique, malheureusement, les accidents se déroulent dans le ciel et se terminent toujours à terre.

Le départ fut donc pour lui sur un hélicoptère, l’un des instruments les plus modestes mais les plus nécessaires de la conquête de l’air.

Jacques Limouzy