Aidez le Parc naturel régional du Haut-Languedoc à retrouver « la vache d’Anglès » disparue

Gravure de la vache d’Anglès de 1859. Source : Bibliothèque historique de ministère de l’agriculture, MRSH

Le Parc naturel régional du Haut-Languedoc recherche des informations sur une mystérieuse petite vache disparue du patrimoine local – la Vache d’Anglès – qui peuplait jadis les montagnes du Haut-Languedoc, afin de lui rendre hommage dans un recueil à paraître à l’automne 2020. Toute personne possédant des informations à son sujet est invitée à contacter nos équipes dès aujourd’hui.

 Avec le travail de sélection en élevage au siècle dernier, beaucoup de races traditionnelles ont disparu au profit de races à « hautes performances », entraînant une importante perte de biodiversité chez les animaux de ferme un peu partout en France. Le Haut-Languedoc, aux traditions variées et pratiques agricoles riches, ne fait pas exception.

La vache d’Anglès – Une travailleuse et une gagnante

Au XIXème siècle, il était pratique courante chez les paysans du Tarn de travailler la terre et les champs de leur petite exploitation …avec des vaches ! Une race bovine rustique, la vache d’Anglès, était même particulièrement apte à cette activité et largement utilisée dans la région de Mazamet, Labruguière et Saint Amans.

Elle donnait également un peu de lait, mais son engraissement était difficile. Très prisée et régulièrement primée aux concours agricoles régionaux au XIX et XXème siècles, elle a cependant fini par disparaitre au profit d’autres races (en 1925, elle ne représentait plus que 2,2% du cheptel bovin tarnais).

La vache d’Anglès – Une locale d’origine étrangère

À la robe plutôt grise, aux extrémités foncées (notamment le mufle) et aux longues cornes, cette vache était-elle une race unique ou un croisement local de races Gasconne, Aubrac et Brune des Alpes (d’origine suisse), comme certains écrits le suspectent ?

La vache d’Anglès – Une mystérieuse

Très peu de documents, photos ou gravures sur cette petite vache, nous sont restés à ce jour. Quelles étaient ses caractéristiques précises ? Combien y en avait-il ? Quand a-t-elle disparu… ? Autant de questions sans réponse.

La vache d’Anglès – Vos témoignages sont précieux

Si vous possédez des informations/souvenirs ou connaissez des personnes susceptibles d’en disposer, contactez Catherine Haas dès aujourd’hui (mail : service-civique@parc-haut-languedoc.fr / tél. : 04 67 97 38 22).

Le Parc publiera à l’automne prochain un recueil pour rendre hommage et préserver la mémoire de cette petite vache oubliée de notre patrimoine rural, naturel et culturel.

Le saviez-vous ?

Le mot « Anglès » avec l’accent grave sur le « e » n’est apparu qu’après l’époque de cette vache. C’est en fait une déformation du Français. Angles est un mot occitan et n’a donc pas d’accent !