Pour Fillon, candidat de la raison et de l’alternance

Jamais une campagne présidentielle n’a été aussi tourmentée et jamais l’enjeu n’a été pourtant aussi clair : redresser la France après un quinquennat si désastreux que François Hollande n’a pu se représenter ; atteindre enfin le plein-emploi par une baisse massive des charges et l’éradication des réglementations bureaucratiques ;  vaincre le totalitarisme islamique, rassembler les Français quelles que soient leurs origines en une même communauté, en donnant à chacun la fierté d’appartenir à une grande Nation.

Le projet de François Fillon répond à cet enjeu car il est celui de la raison, cette qualité qu’on reconnait aux candidats enracinés dans les terroirs de France.

La raison commande l’alternance après l’échec absolu de François Hollande. La raison commande les réformes qui ont été dans le passé sans cesse repoussées. La raison, sœur de l’expérience, est une obligation face à un monde devenu fou.

Son projet tourne le dos aussi à une insupportable « pensée unique » qui s’est imposée en politique depuis 50 ans en France : l’ouverture incontrôlée de nos frontières, le recours systématique à la dépense publique qui pèse comme un boulet sur l’emploi, le communautarisme qui fracture notre société.

L’élection présidentielle n’est pas un prix de vertu : si c’était le cas, jamais François Mitterand et Jacques Chirac, pour ne citer qu’eux, n’auraient été élus ! Chacun a d’ailleurs, de la vertu, une idée différente selon qu’il parle des autres ou qu’il se juge lui-même ! La vraie morale, ce n’est pas ce qu’on raconte dans les medias. C’est de faire du bien aux autres, en réduisant le chômage, en luttant contre la misère, en laissant les entreprises produire des richesses avant de songer à les partager équitablement, c’est de restaurer l’ordre et la sécurité, c’est de ne pas abandonner la ruralité !

Emmanuel Macron est l’héritier de François Hollande, même si en quittant son gouvernement, il a cherché à en fuir le bilan. Il en a le caractère indécis, la légèreté, le goût de plaire et des accommodements avec la réalité.

Madame le Pen est l’apôtre de la facilité, dans les mots et les propositions, à ceci près, que son programme économique est celui, en pire, du programme commun de la gauche des années 70 que François Mitterrand abandonna vite.

Entre celui qui laissera ouvertes nos frontières à la spéculation et à l’immigration, et celle qui nourrit l’illusion qu’on peut, comme en Corée du Nord, les fermer, il y a une troisième voie : celle du patriotisme économique – défendre nos intérêts dans le monde sans naïveté, celle d’une fierté nationale qui s’est toujours, chez nous, accompagnée d’un esprit de conquête, celle du courage qui consiste à dire clairement ce qu’on va faire.

Candidat de la raison et candidat anti-système, François Fillon a prouvé dans les épreuves qu’il a traversées qu’il était un homme de calme et de caractère. Il est évidemment le seul candidat armé pour notre temps, et il va gagner pour cette seule raison !

Bernard Carayon
Maire de Lavaur
Président de la Fédération du Tarn des Républicains