Pourquoi François Fillon

Pour la première fois, une élection présidentielle a été dès ses débuts entre les mains des chaînes d’information qui, pour la plupart, ont abandonné leur rôle pour devenir des autorités politiques avec leurs intentions et leurs objectifs.

Pour la première fois un Président, contraint après un quinquennat désastreux a une abdication sans grandeur, a entrepris de modifier le jugement attendu de l’histoire en assurant la coordination occulte mais opérationnelle d’évènements politiques judiciaires et médiatiques destinés à l’élimination d’un successeur attendu : François Fillon.

Cette intention présidentielle d’éviter que son image soit ternie par une alternance méritée ne pouvait se réaliser à partir de sa propre formation politique dont les dérives ne laissaient aucune espérance.

Allait-il ressentir comme un outrage ou comme une bénédiction la survenance progressive d’un personnage familier rappelant ceux que connaissaient les cours orientales lorsque la débilité du monarque annonçait une fin prochaine ?

Ainsi apparut Emmanuel Macron qui allait assurer le sauvetage des structures dynastiques du Parti socialiste dans un centre d’accueil ouvert à tous puisqu’il était à la fois le bien et le mal, le clair et l’obscur, la Droite et la Gauche et dont on ne saura jamais s’il était le successeur ou l’héritier de François Hollande, ou s’il était un tueur ou un rédempteur.

Même s’il s’en défend, Emmanuel Macron ne cesse de se mouvoir dans l’équivoque et comme le disait, souvent cité, le cardinal de Retz : « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ».

Il faudra bien qu’Emmanuel Macron en sorte un jour ou l’autre et le plus tôt sera le mieux. Cet évènement salutaire devrait se produire dimanche prochain où son armée de Bourbaki pourrait se décomposer.

Il paraîtra certain que la clarté de l’intention, la solidité du programme et l’intérêt national font de François Fillon pour demain, l’atout essentiel de la République et de la France.

Jacques Limouzy