Pourquoi François Fillon est-il une cible ?

De tous les candidats à la présidentielle, François Fillon est le seul à développer, à travers ses propositions, une vision de la France et du monde. C’est d’ailleurs le sens de cette élection.

Son diagnostic d’un Etat en faillite est juste : il y a un million de fonctionnaires supplémentaires depuis 20 ans. Les services publics sont-ils plus efficaces ?

Il veut restaurer les capacités de notre pays à exprimer ses choix souverainement (ce que le niveau de la dette ne permet pas). Il veut promouvoir une diplomatie équilibrée entre les Etats-Unis et la Russie car nous n’avons pas vocation à être les vassaux de quiconque, reprendre notre place en Europe – ce qui passe notamment par la restauration de notre situation financière et de notre compétitivité -, réduire au minimum l’immigration, substituer aux désastreuses politiques communautaristes une politique d’assimilation protégeant l’identité d’un pays forgé par ses racines chrétiennes. Il veut redonner à la famille un cadre propice à son épanouissement, atteindre le plein-emploi en libérant les forces de production d’une bureaucratie coûteuse et étouffante.

Il est devenu ainsi l’ennemi du « système », l’ennemi d’élites financières dont le monde est leur seule patrie, dont la seule ambition est la satisfaction des consommateurs. Peu importe, pour eux, notre endettement qui nous ficèle à nos créanciers : ce sont les mêmes !

Emmanuel Macron est le produit cosmétique de ce « système » pour lequel rien ne doit changer : l’ouverture sans contrôle de nos frontières aux migrants et aux prédateurs financiers du monde entier, la France éclatée en « communautés », l’instrumentalisation de notre droit au bénéfice de ceux, comme les fondamentalistes musulmans, qui veulent effacer ce qui reste de la France. Quels sont les soutiens de M. Macron ? M. Drahi, par exemple, PDG de Numéricable qui a pu racheter SFR grâce au soutien…d’un ministre de l’économie. Numéricable dont la holding est au Luxembourg, l’entreprise cotée à la bourse d’Amsterdam, la participation personnelle à Guernesey – un paradis fiscal britannique – … M. Drahi, lui-même résident fiscal en Suisse, est propriétaire … de BFM et de l’Express !

M. Bergé, ensuite, actionnaire à 80 % du Monde, aux côtés de MM. Niel et Pigasse, soutiens inconditionnels de Macron.

Finance internationale, médias, télécommunications, voilà le trio magique des soutiens du jeune gourou !

L’élection présidentielle n’est pas une affaire de morale individuelle, pas plus que des magistrats du parquet, nommés par François Hollande ne peuvent priver une majorité de français de l’alternance : c’est le grand moment de l’intérêt national.

Et face aux candidats de gauche, Macron, Hamon et le Pen (dont le programme économique est le calque de celui de Mélenchon), notre candidat est celui du sursaut national.

Bernard Carayon
Président de la Fédération du Tarn des Républicains