Qui coupera le courant cet hiver ?

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En nous annonçant pour cet hiver des coupures d’électricité dues à la maintenance des réacteurs nucléaires retardée par le virus, les explications paraissent insister également sur la saturation du réseau en cas de grand froid, ce qui est toujours possible l’hiver !

Mais on croyait cette saturation impossible pour un réseau qui est vendeur d’électricité à plusieurs nations d’Europe.

Il y a certes la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim qui était sans doute normale étant donné sa probable vétusté, mais on n’a pas su par quoi elle avait été remplacée.

Le bon sens, en effet, nous fait croire qu’une centrale qui ferme doit être logiquement remplacée par une centrale qui ouvre.

Le principe même de la transition écologique qui honore la qualification du ministère de Madame Barbara Pompili nous indique que l’appel aux énergies renouvelables se manifestera avec insistance, ce qui serait une excellente chose si ces énergies étaient permanentes. Il faut donc en équilibrer la production avec une électricité qui vient du charbon ou du fioul.

Heureusement, une électricité nucléaire est celle qui, a priori, nous paraît correspondre le mieux, puisque le nucléaire est une énergie propre, neutre et totalement décarbonée. Ce que recherchent précisément les écologistes les plus pointilleux.

Hélas, les énergies renouvelables restent des énergies intermittentes et Madame Pompili doit savoir, comme tout le monde, que le vent se calme, que le soleil se couche et que, s’il ne pleut pas, les barrages se vident.

L’hostilité montrée par le mouvement écologiste à l’électricité nucléaire ainsi qu’à d’autres évidences nous paraît dépendre beaucoup plus d’une idéologie que d’une explication rationnelle.

On rappellera l’exemple de l’Allemagne qui montre, qu’obéissant à la pression d’écologistes idéologues, est devenu le plus grand pays pollueur d’Europe

Jacques Limouzy