Réchauffement ?  

De fortes chaleurs sont annoncées en France en ce début du mois d’août, avec des départements en alerte « canicule ». Le terme, du latin « canicula », qui signifie « petite chienne », est le nom donné à l’étoile Sirius qui se lève et se couche avec le soleil du 22 juillet au 22 août, période caractéristique de fortes chaleurs. Si, au fond, une vague de chaleurs n’a rien d’étonnant en été, d’aucuns ne manquent pas d’embrayer sur le réchauffement de la planète. Ne faut-il pas raison garder ? Au fil des millénaires, la Terre a connu des changements climatiques parfois importants, d’une période glaciaire à un réchauffement global, dus aux influences naturelles des variétés d’activités du soleil, de mouvements atmosphériques, etc. Ceux que l’on qualifie de « climato-sceptiques » voient là-dedans des phénomènes naturels, normaux et cycliques. En fait, on ne sait pas très bien comment fonctionne le climat et donc le réchauffement climatique : la science climatique est très complexe et est constituée de nombreux facteurs.

Cette fois, contrairement aux précédents, les causes d’un réchauffement climatique seraient à chercher dans les activités humaines, c’est ce que les experts (?) s’acharnent à dire. Ce réchauffement serait d’origine « anthropique », c’est-à-dire humaine, et dû à des causes économiques et industrielles, notamment à la production exagérée de CO2. C’est l’avis du GIEC (Groupe international d’experts sur le climat) annonçant notre mort future par grillade si nous n’y prenons pas garde, affirmé par des hommes politiques et une partie de la communauté scientifique. Il n’est pas impossible que cela soit vrai. Il est parfaitement possible aussi qu’il s’agisse d’une erreur complète et qu’une période de réchauffement succède à une phase froide commencée au début du XIVème siècle et précédée par une période chaude de plusieurs siècles, comme cela semble se produire depuis la fin de la dernière glaciation, il y a dix mille ans environ. Dans un temps de  fausses nouvelles (les pédants disent « fake news »), où les sujets qui comptent vraiment sont trop souvent oubliés ou torturés dans la sphère médiatique, restons prudents : je ne sais pas…

Les Verts savent. Ils ont reçu la lumière, ils méprisent les ignorants qui ne savent pas et haïssent les mécréants qui ne croient pas. Ils ne doutent jamais. Je crois revoir les communistes de ma jeunesse. Si ces bougres étaient rationnels, ils nous diraient : « faites ce que vous voulez, cela ne changera rien. Si le réchauffement a des causes humaines, le seul moyen de lutter efficacement, c’est un gouvernement mondial qui se fasse obéir en Chine et aux USA, en Russie, aux Indes et au Brésil. Ce gouvernement n’existera pas dans un avenir prévisible ». Donc on ne peut rien et il est inutile d’em… le monde. Mais ce qui les intéresse, ce n’est pas le climat, c’est nous ! Interdire, contraindre, obliger, punir, c’est le but recherché. Commander, barrer, rétrécir, empêcher, tyranniser, faire la morale… Les loufoqueries à la mode dans les années 1900 entraînaient les mêmes comportements. Il est effrayant de voir les khmers verts gagner la jeunesse et devenir une force politique, c’est remettre le pouvoir à une secte d’illuminés, ce qui s’est déjà vu. C’est le sentiment que l’on peut en avoir. Il y a aussi une autre version qui consiste à penser que « la transition énergétique » (vers quoi ?) favorise certains et défavorise d’autres : que le mouvement vert puisse être une bonne affaire pour quelques malins, c’est assez probable.

Toutes nos espèces de « progressistes » défendent de manière intense les indiens d’Amazonie qui veulent rester entre eux et vivre à l’ancienne, mais l’auvergnat ou l’aveyronnais du Larzac qui veut rester tranquille entre ploucs ou « souchiens » dans sa cambrouse est à combattre. Et ce progressisme se veut la marque de fabrique du macronisme, qui a additionné des projets incompatibles, des propositions de campagne contradictoires et ne pense pouvoir mettre en œuvre de véritables solutions qu’avec le nuage de fumée nécessaire pour en cacher la teneur aux yeux du peuple de « ceux qui ne sont rien ». Les politiques sont comme les acteurs de cinéma : ils doivent envoyer du rêve. Et force est de constater que les dernières productions sont plutôt des navets. Mais qu’importe : ils savent aussi, après Saint Augustin qu’ « à force de tout voir, on finit par tout supporter, qu’à force de tout supporter, on finit par tout tolérer, qu’à force de tout tolérer, on finit par tout accepter et qu’à force de tout accepter, on finit par tout approuver »…

Pierre Nespoulous