Réparer la République

Un manifeste pour faire bouger les lignes de la conscience et de la réflexion politiques des citoyens Avec ce manifeste, Philippe Saurel, maire « non aligné » de la huitième ville de France, Montpellier, bouscule les idées reçues et invite le lecteur, à construire une autre République.

Dans un contexte politique national désorienté, où les partis traditionnels font face à toutes formes d’extrémismes, où ils « ont fini par pervertir la vie politique en fonction de leurs intérêts propres », où « la fracture civique entre les représentants politiques et ceux qui sont censés représenter provoque un désenchantement », de nombreux responsables politiques s’accordent à dire : « Il faut faire de la politique autrement. » Philippe Saurel fait partie de ces hommes qui veulent faire bouger les choses, pour lui : « Il est temps de penser une nouvelle forme de militantisme vers une démocratie dépoussiérée plus adaptée à notre époque, plus libre, plus humaine, plus sociale, plus tolérante, et surtout moins dogmatique. » Et faire naître une République de proximité, une République innovante, connectée et humaniste, une République forte, une République de citoyennes et de citoyens libres.

Dans son manifeste, Philippe Saurel met le citoyen au coeur de sa République, un citoyen ayant « une nouvelle exigence : devenir coproducteur de la décision », un citoyen avec qui il est nécessaire de reprendre contact, un citoyen auquel le nouveau modèle « offrirait des opportunités pour un engagement (…) dans le processus politique ». Pour le maire de Montpellier, il faut juste « revenir à une pratique simple de la politique, organisée en fonction des hommes et des territoires et non en fonction des intérêts des uns et des autres ». Ce nouveau modèle vise à reconquérir la confiance des citoyens et se caractérise par trois manières d’agir : « la transparence, la proximité et la modernité. » Un modèle qu’il a mis en oeuvre à Montpellier et dans la Métropole en construisant notamment « une configuration participative » et en utilisant ce nouvel outil de la démocratie qu’est le numérique. L’auteur de conclure que « seul un mouvement citoyen permet la souplesse nécessaire pour agir et réagir ».

L’auteur

Depuis 2014, Philippe Saurel est maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole. À 57 ans, conjuguant humanisme et rénovation, il met en oeuvre, de façon singulière, la gouvernance politique sur un nouveau modèle « citoyen ». Historien de coeur, il pratique toujours son

métier de chirurgien-dentiste.