Rodez, le 26 septembre – Une seule urgence : l’avenir de l’industrie automobile !

Partager sur :

Les mutations de l’industrie automobile affectent gravement depuis plus de 3 ans l’économie aveyronnaise et notamment la SAM (JINJIANG) et le site BOSCH, soit 2000 emplois industriels.
Le Président de la République sait depuis le 6 juillet 2016 (alors Ministre de l’Economie et des Finances) ce qui est en jeu pour la filière diesel et a fait des annonces sur l’avenir de cette filière par l’innovation technologique.

La situation est aujourd’hui connue, elle est grave et nécessite tant pour l’avenir de la SAM que pour le site de Bosch, une rencontre avec le Président de la République et les ministres concernés à Rodez, le 26 septembre.

Les plans sociaux ne sauraient constituer une politique industrielle.

Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, en accord avec les organisations syndicales, les Présidents de Région, les constructeurs et les équipementiers avait décidé le 11 mars 2019 de lancer une étude indépendante pour mesurer les émissions de CO2 et de particules (NOX) de tous les véhicules essence et diesel. Le combat du Ministre de l’Ecologie a provoqué 6 mois de retard, les conclusions de l’étude seraient rendues pour novembre 2020 : c’est inacceptable !

Annoncée dans la Loi sur les mobilités « la fin des moteurs thermiques en 2040 » sans savoir comment seront recyclés, et par qui, les batteries, et comment, et à quel coût sera réalisé le réseau
des bornes électriques est un grand saut dans le vide…

La transition énergétique et les mutations technologiques doivent faire évoluer par l’innovation et les qualifications, les produits et les emplois. L’Etat doit avoir pour objectif la neutralité carbone, mais respecter les choix technologiques qui permettent d’y parvenir. C’est le métier des constructeurs.

Une réunion de travail doit être organisée avec les organisations syndicales, les Directions des entreprises et l’Etat dont le Ministre de l’Economie et des Finances, à Rodez le 26 septembre, tant
sur la situation de la SAM que pour les usines Bosch.

La situation complexe de la SAM, nécessite au-delà de l’actuel propriétaire le groupe chinois, la présence du groupe Renault, donneur d’ordre essentiel.

Cette situation aurait largement dû être anticipée et le Président de la République informé !

2000 emplois méritent intérêt et mobilisation.

Jean-Louis Chauzy,
Président du CESER Occitanie / Pyrénées-Méditerranée