Solitude présidentielle

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Le Président au cours des manifestations du 11 Novembre a confirmé sa stature internationale et montré qu’il cherchait une stature européenne. Sur le plan intérieur, il dispose à l’Assemblée nationale d’un groupe parlementaire qui le portera jusqu’à la fin du quinquennat. Il a une opposition faite de diversités et de contradictions avec Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Laurent Wauquiez. Il a un Gouvernement qui grâce au Premier ministre, au Ministre de l’économie et des finances, et encore du budget est un Gouvernement de Centre-droit. Alors que lui manque-t-il ?

Le sens politique. Celui qui vous dit contre qui, avec qui, et jusqu’où il ne faut pas aller trop loin.

Le Président devrait un peu plus regarder du côté des régions, des départements et des communes.

Que verrait-il ? Que François Baroin est Président des Maires de France, que Dominique Bussereau est Président des Départements de France et qu’Hervé Morin des Régions.

Il constaterait ensuite que la plupart des villes moyennes sont administrées par des maires proches du Parti socialiste, des Républicains ou du Centre.

Le Président et son Gouvernement présentent des projets de lois devant une Assemblée nationale où le groupe parlementaire majoritaire est aseptisé de toute présence de maires ou de présidents de Conseils départementaux.

Le pouvoir, s’il est au sommet, suppose l’éloignement. Cela ne veut pas dire qu’il soit solitaire.

Mais les bains de foule où l’on répond par des aphorismes à des questions immédiates et d’actualité accroissent un sentiment d’inaptitude.

Il faut croire à l’embarras d’un homme pourtant pourvu de grandes qualités et peut-être porteur de notables anticipations, mais il va falloir s’y prendre autrement.

Jacques Limouzy