Sortie du numéro d’été de la Revue du Tarn

Après trois numéros atypiques, consacrés au sport, à la BD et à la photographie, cette livraison estivale offre un florilège de contributions, reflet de la Revue du Tarn, à la fois savante et vivante, comme aime à la qualifier Robert Fabre.

Savante et vivante car elle associe aux chercheurs chevronnés, les étudiants – historiens en devenir – et les amateurs éclairés, dans le sens où l’entendait Émile Littré (à vos dictionnaires !).

Serge Vincent fait ainsi revivre le temps des grands prix d’Albi, haut lieu des sports mécaniques. La récente découverte d’un pont de franchissement du fossé de Villefranche d’Albi conduit Cédric Trouche-Marty à s’interroger sur l’organisation de l’espace dans cette ville fondée en 1269. Martine Brunelle, Patricia Daussin, Marie-Élise Gardel et Sabine Klöckner présentent l’exploitation des ressources naturelles à Aiguefonde au Moyen Âge et à l’époque moderne. À travers l’exemple du premier couvent Saint-Germain de Réalmont, c’est insister sur la nécessité d’une critique serrée des documents pour restituer des faits passés. Le Grand Siècle n’est pas oublié avec la contribution d’Hugo Planès sur les duels en pays tarnais.

L’histoire replace des personnes dans leur époque pour en faire ressortir les particularités. Ainsi, Régis Bezard-Falgas relate la carrière du baron Corbière, à travers les soubresauts de l’histoire révolutionnaire et impériale tandis que Jean Faury étudie l’itinéraire politique du colonel Teyssier, dans une IIIe République en proie à de nombreux débats. Maurice Le Pesant évoque un Chantier de jeunesse dans la Montagne Noire sous le régime de Vichy. Jean-Pierre Castro a souhaité publier les souvenirs de guerre de son père, documents toujours utiles à l’historien. Mais la mémoire, partiale et partielle, n’est pas histoire, ce que rappelle opportunément Stéphanie Maffre sur le passé de Mazamet mis en scène à l’occasion du centenaire de 1951. Pierre Bouyssou dresse le portrait de Claude Mademba Sy, grand Tarnais du Sénégal et revient sur ses pérégrinations personnelles auprès de Valéry Giscard d’Estaing. Enfin, avec Pascal Bayonne, c’est le temps des bals populaires et des orchestres qui animaient le moindre de nos villages. Qu’en sera-t-il cet été ?

Fidèles au poste, les chroniqueurs livrent leurs réflexions et leurs émotions. Ils sont rejoints par Éric Montat, directeur des Archives départementales du Tarn, qui présentera des fonds ou des documents d’archives inédits. La rédaction le remercie vivement pour sa participation, témoignage des liens très forts qui unissent les Archives départementales et la Revue du Tarn depuis sa création en 1875 par l’archiviste Émile Jolibois.

À tous, la Revue du Tarn souhaite une lecture instructive et divertissante et un bel été. N’hésitez pas à faire parvenir à la rédaction avis et commentaires.

Guillaume GRAS