Strasbourg, la cathédrale et le minaret

On s’est toujours mépris sur le sens profond du concordat. Il était beaucoup plus bonapartiste que clérical et semblait n’être là que pour assurer l’autorité de l’Etat.

En 1801, le pouvoir nommait les préfets et les évêques. Les préfets nommaient les maires et les évêques nommaient les curés.

La religion musulmane était invisible dans l’Empire et l’Alsace-Lorraine était là.

La loi de séparation des Eglises et de l’Etat, promulguée le 9 décembre 1905, écrivait : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».

L’Alsace-Lorraine n’était plus là mais le culte musulman était toujours invisible.

Après la victoire de 1918 et le retour de l’Alsace-Lorraine, le concordat, qu’elle n’avait jamais quitté, fut maintenu et le culte musulman restait toujours invisible.

En ce qui concerne l’Islam, ni le concordat, ni les lois de 1905, ne sauraient donc constituer des antériorités sinon le clergé, ou ce qui en tient lieu dans la religion musulmane, devrait être choisi et nommé par l’Etat, ce qui n’est pas le cas.

Il est certain que l’idée d’édifier à Strasbourg la plus grande mosquée d’Europe ne peut être une idée nationale mais une idée étrangère même s’il n’a pas été permis à l’Etat qui la portait (La Turquie) d’en assurer le financement.

Heureusement pour l’avenir de ce bâtiment, il s’est trouvé à Strasbourg une municipalité écologiste pour remplacer financièrement l’étranger par les contribuables locaux.

Certes, nous savions que l’écologie servait à tout et surtout à tout ce qu’il ne faut pas faire. Nous en avons le témoignage ailleurs et souvent partout.

Il semble qu’il y a Strasbourg une cathédrale sur laquelle il a fallu au XXème siècle remettre à deux reprises le drapeau français. C’était d’abord la victoire de 1918 et ensuite le serment de Koufra (2 mars 1941). Il nous reste à souhaiter, au regard de la Cathédrale de Strasbourg, que si la mosquée est grande, le minaret reste modeste.

Que l’on ne me dise pas que je fais de l’islamophobie car certains qui se complaisent dans l’anti-France ont prononcé ces mots à propos d’une autre Cathédrale : « Je m’en fiche de Notre-Dame car je m’en fiche de l’histoire de France… On s’en balek (on s’en fout, NDLR) objectivement c’est votre délire de petits blancs ».

Je reconnais que je suis un petit-blanc tout à fait incompétent pour mesurer la hauteur d’un minaret dont je souhaite qu’elle soit des plus modestes et même quasi invisible devant la Cathédrale de Strasbourg.

Le petit blanc,
CCP Jacques Limouzy