Tempête sur le Tribunal

Lors de l’audience de rentrée du Tribunal de commerce à l’issue de l’intervention d’usage du bâtonnier de Castres, le Sous-Préfet suivi du Député ont quitté la salle d’audience.

La Semaine a interrogé Jacques Limouzy sur cet incident.

 

La Semaine : Qu’en pensez-vous Jacques Limouzy ?

Jacques Limouzy : Le bâtonnier dit ce qu’il pense, le Sous-préfet fait ce qu’il doit c’est-à-dire le Gouvernement qu’il représente étant mis en cause, il est tenu de s’en aller.

LS : Jacques Limouzy, il y a soixante ans vous étiez Sous-préfet. Qu’auriez-vous fait ?

J.-L. : Bien entendu, la même chose que mon collègue d’aujourd’hui.

L.S : Et pour le député ?

J.-L. : Les députés sont les députés de la Nation. Or, la Nation est divisée. Il doit donc apprécier. Peut-être pouvait-il rester puisque étant avocat au barreau d’Albi, il n’était pas tenu par les déclarations du bâtonnier de Castres.

En outre, dans cette affaire, cette tendance albigeoise est confirmée par la présence ou l’appui qu’il apporte à une liste municipale de Castres dont l’élément essentiel est une personnalité très appréciée depuis longtemps à Albi et qui vient de se transporter à Castres depuis quelques mois.

L.S. : Et le président du Tribunal de commerce alors ?

J.-L. : Chacun connaît l’entregent et la cordialité du Président Albouy qui aura peut-être considéré que cet incident singulier colorait de l’éclairage inattendue une audience de rentrée généralement trop répétitive.

L.S. : Jacques Limouzy, merci !