Triage d’immondices

Mon Neveu,

Le problème des récupérations des déchets des immondices de toutes sortes issus de l’activité humaine s’est toujours posé.

Une première fois, un Préfet de la Seine imagina des réceptacles de métal pouvant les contenir. Ce Préfet s’appelait « Poubelle ».

Depuis, se sont imposés la sélection et le tri qui séparent ce qui peut être restitué ou recyclé comme l’on dit.

Un effort semblable devra être fait sur les réseaux sociaux où stationnent des monceaux d’ordures déposés par ceux qui vont faire leurs besoins dans un endroit où ils peuvent ne pas être reconnus.

Ces besoins sont une diarrhée de haine, d’insultes ou d’outrages qui donnent parfois des dialogues ou qui ressemblent à des batailles d’estrons.

Comme la langue d’Esope, le numérique peut conduire au meilleur comme au pire.

Devant un ordinateur, on peut passer sa vie à trier. Alors, la nécessité de civiliser les réseaux sociaux devient urgente.

La première communication humaine a commencé par des cris, des bégaiements et des balbutiements qui devinrent des langues, l’écriture et enfin l’industrialisation de l’écriture par l’imprimerie.

Le numérique est un langage mais bien que virtuel, il n’échappe pas à l’infantilisme qui marque la naissance d’opportunités salutaires dès qu’il cessera d’être le carrefour des obscénités de la dérision et de la haine.

Je vous salue avec une bonne bouffée d’air pur

Célestin Crouzette

268ème lettre de Célestin Crouzette, propriétaire exploitant à la Montagne, à son Neveu, Innocent Patouillard, contribuable Castrais