Trump et Ninon de Lenclos

La courtisane quasi centenaire de la fin du XVIIème siècle disait à ses amis qui avait perdu l’un des leurs : « qui a-t-il d’extraordinaire à ce qu’un mortel soit mort ? ».

Soucieux seulement de l’industrie américaine que rien ne doit affecter, même pas les confinements auxquels procèdent les états américains, le président actuel des États-Unis se rapproche de la réflexion salubre de Ninon de Lenclos.

Le président Trump, qui a tenté de démanteler le dispositif de protection sociale mis en place par son prédécesseur, a l’excuse de vivre dans un pays où depuis toujours chacun s’assure selon ses moyens, se maintenant ainsi à l’écart de tout système généreux de type français appelé Sécurité sociale.

La pensée de ce président qui semble ne considérer que ceux qui assurent la pérennité de l’industrie américaine est-elle condamnable par nos valeurs démocratiques ?

Certainement pas puisque M. Trump est à la tête de la première démocratie du monde.

Même si cette pensée est moralement réprouvable, que peut-on faire ? Rien !

Mais que va-t-il arriver ?

Donald Trump a une âme immortelle comme tout le monde et pas plus que les autres ; lorsque cette âme sera débarrassée de ces apparences charnelles, elle basculera sur l’éternité de Dieu qui en fera ce qu’elle voudra.

Jacques Limouzy