« Un cop èro » 

C’est, en occitan, le début d’un conte : « Il était une fois ». Ou plutôt, aujourd’hui,  « Il était une COP ». A Glasgow vient de se terminer le 12 novembre, après avoir été reportée d’un an en raison de la crise sanitaire, la 26ème conférence sur le climat, réunissant plus de 190 dirigeants mondiaux, représentants de gouvernements, de villes, de régions, et d’activités non-étatiques. Il était sans doute intéressant de faire le point, six ans déjà après l’accord de Paris. Sans surprise, la COP 26 n’a fait que des déçus. Du « bla-bla », pour reprendre l’expression de l’icône planétaire de la lutte contre le dérèglement climatique, Greta Thunberg, pauvre gosse hissée sur un piédestal, à qui l’on devrait ôter ses piles pour qu’elle arrête.

Au bout de trois décennies de désillusions, il est peut-être temps de se demander si de telles grand-messes de pseudo experts servent encore à quelque chose, outre à faire une belle photographie des grands de ce monde, faute de décider du scénario climatique dans lequel le monde va s’engager. Et aussi iconoclaste que cela puisse sembler, il est même possible de se demander si l’existence d’une telle machine ne devient pas, à terme, contre-productive.

Il s’agissait, dans l’urgence climatique, de faire face aux effets dévastateurs à travers la planète de la hausse des températures due aux émissions de gaz à effet de serre générées par les activités humaines. La conférence a connu une affluence record. Mais le succès d’une COP ne se mesure ni au nombre de ses participants ni à celui des déclarations produites. Il se juge à la capacité d’accélérer l’action sur le terrain. En la matière, pour les commentateurs, le pacte de Glasgow adopté par les quelque deux cents délégations est loin de répondre à toutes les attentes. Sans trop de surprise, les commentaires tournent autour du concept d’« usine à gaz », dans un marché des droits à polluer, une escroquerie à la clé. Et les grands dirigeants se félicitent d’une croissance exponentielle pour 2021, le tout sans polluer plus, bien entendu. Les ours blancs ne leur disent pas merci.

Tous ces gens qui pensent pouvoir « régler le climat » ! Où et quand a-t-on vu un climat « réglé » ? Ils nous ont annoncé vouloir se mettre d’accord sur une augmentation de 1° 5 de la température moyenne de la Terre. Comme un Conseil syndical se met d’accord sur le réglage du thermostat de la chaudière de la copropriété à 19° ? L’intelligence, c’est de s’adapter, pas de lutter contre un phénomène qu’on ne connaît pas et qu’on maîtrise encore moins. J’imagine que les chefs d’Etat participants savent bien que le climat est en perpétuel changement, que la responsabilité du CO2, indispensable à la vie et au reverdissement de certaines régions, n’est pas prouvée. D’ailleurs la recherche des responsabilités, maintenant, se détourne du CO2 vers le méthane !

Faut-il préciser qu’au fil des millénaires l’alternance des périodes glaciaires et de très grandes chaleurs n’avaient , bien sûr, rien à voir avec une activité humaine inexistante. Tous les artifices de nos scientistes illuminés ne contreront jamais le bon sens des faits têtus. Alors, à qui bon générer de « grandes peurs », comme au Moyen Age ? Je me pose la question de savoir où en est le fameux « trou dans la couche d’ozone » qui a tenu en haleine, il y a une trentaine d’années, une population affolée à l’idée d’être grillée aux rayons du soleil sans filtre!

Il est sans doute risible de débattre de la modification climatique sans être capable de déterminer la part imputable à l’humain dans les modifications naturelles du climat à travers les siècles. Et surtout, en oubliant celle qui est la grande absente à la COP 26, alors qu’elle est présente sur toute la planète, l’agriculture ! Qu’en conclure ? La dramatisation, la dénonciation   et la médiatisation à outrance d’un faux suspense ne sont pas exactement les moyens de régler des problèmes d’une telle ampleur. Comme ne le sont pas des engagements qui ne valent pas plus que des promesses électorales que l’on avance, chaque fois, comme si elles allaient être tenues !

Pierre Nespoulous