Une agonie qui n’en finissait pas

«Il est entré dans le néant où il a dû se sentir chez lui» disait Georges Clemenceau lors des obsèques du Président Félix Faure. Ainsi va-t-on pouvoir le dire du Président François Hollande qui entrera dans ce même néant, sans heureusement pour lui, qu’il soit mort.

La fin calamiteuse de ce quinquennat n’est pas seulement sans éclat, elle se révèle aujourd’hui sans issue pour celui et pour ceux qui perdent chaque jour toute aptitude à la prolonger avec une Gauche d’incertitude et de désordre incapable dans des délais aussi brefs de contredire un échec annoncé.

La survenance miraculeuse de François Fillon et de ses projets salutaires pourraient offrir à la Gauche une expression combattante qu’elle n’arrivera pas à mettre en œuvre sur un espace politique devenu plus étroit où s’agitent des chefs devenus plus nombreux.

Alors, situés entre la culture de l’échec propre à la Gauche et celle de l‘impossible de l’Extrême droite, les objectifs de François Fillon sont loin d’être conservateurs puisque avec lui tout bouge et que beaucoup doit changer.

Quoi qu’il en soit, maintenant, il faut que la France retrouve un véritable Chef de l’Etat, différent de celui qui s’en va faute qu’il soit un chef et qu’avec lui il y eut un Etat.

Jacques Limouzy