Une coopération pour la sauvegarde du Grand-Duc !

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Après s’être considérablement raréfiés dans de nombreux pays d’Europe, les effectifs de Grand-duc ont augmenté progressivement depuis une trentaine d’années. Ce majestueux rapace nocturne fréquente de préférence les parois rocheuses, mais s’est mis à investir certains fronts de taille de carrières. La carrière de Dourgne, exploitée par les Carrières de la Montagne Noire, abrite depuis plusieurs années un couple de Grand-duc.

Suivi par des bénévoles, trois cas d’électrocution ont été constatés ces dernières années. Pour remédier à cette mortalité artificielle, la LPO Tarn s’est rapprochée d’Enedis, avec qui elle est partenaire depuis de nombreuses années, pour étudier une solution de neutralisation. En accord avec les Carrières de la Montagne Noire, il a été décidé d’entreprendre des travaux sur les poteaux incriminés. Une première intervention a été réalisée par Enedis au mois d’août 2017 sur ses fonds propres et avec ses équipes aux abords de la carrière. Une nouvelle intervention réalisée le 3 janvier 2018 permettra de neutraliser un autre support dangereux situé celui-ci dans la carrière. Pour cette intervention, Enedis met à la disposition des Carrières de la Montagne Noire les équipements spécifiques à la protection de l’avifaune : nouveaux parafoudres, pose de gaines isolantes de part et d’autre du poteau, etc. Ils seront posés par la société SPIE CityNetworks, dont le coût d’intervention est pris en charge par l’exploitant de la carrière.

Une belle coopération s’est enclenchée naturellement en faveur d’une espèce d’intérêt patrimonial ; deux acteurs économiques qui ont mis en oeuvre leur responsabilité environnementale avec l’appui et les conseils de la LPO Tarn.

Partenaires de longue date, Enedis intègre les recommandations émises par la Ligue de Protection des Oiseaux du Tarn en matière de prise en compte de l’avifaune dans l’exploitation de son réseau.

Réduire les risques entre les lignes aériennes et l’avifaune

La Ligue pour la Protection des Oiseaux agit sur le terrain pour observer la faune et préserver les milieux naturels qui lui sont associés. La LPO du Tarn cherche à prévenir les facteurs de risque pour les espèces protégées.

Le réseau HTA fait courir aux oiseaux essentiellement deux risques directs d’électrocution et de collision. En absence de point haut qui convienne, les oiseaux de grande envergure utilisent un poteau électrique comme un élément naturel et, en l’absence de protection adéquate, risquent alors de s’électrocuter.

Enedis exploite 15 500 km de réseaux électriques sur le département du Tarn, dont 68 % sont aériens. Les investissements réalisés permettent de développer les infrastructures en fonction des besoins des clients et améliorer la qualité de l’électricité.

Les nouveaux matériels installés lors de ces travaux tiennent compte des conseils de la LPO : par exemple, les armements métalliques en haut des poteaux peuvent être gainés d’un isolant. L’utilisation de ces équipements réputés peu dangereux pour l’avifaune et l’enfouissement du réseau, ne peuvent qu’être bénéfiques à la conservation des oiseaux.

Une contribution visible depuis plus de vingt ans

Des diagnostics ont permis de localiser les tronçons de lignes électriques HTA (20 000 volts) en aérien, retenus comme dangereux vis à vis de l’avifaune. La sélection s’est faite sur la base de la méthodologie élaborée de concert par Enedis et la LPO. La cartographie des zones dangereuses et l’énumération des équipements concernés par tronçons permettent à Enedis de contribuer à la conservation des différentes espèces.