Une quinzaine animée au Lido de Castres

Wardi fera l'ouverture de la quinzaine le mercredi 27 novembre à 18h30 avec présentation et débats menés par Alexandre Tylski et les étudiants de l'ENSAV.

On se souvient du Festival 3 Jours Trop Courts créé par une passionnée de cinéma d’animation, Florence Panis, qui l’a animé pendant 12 ans. C’est grâce au festival que les cinéphiles castrais se sont familiarisés avec un cinéma d’animation tourné vers un autre public que celui des enfants.

Devenue directrice du LIDO, Florence Panis s’est donc naturellement associée aux Cinglés du Cinéma pour une nouvelle « Quinzaine Animée » du 27 novembre au 10 décembre.

Au programme, quatre longs-métrages, tous européens. On peut être surpris de l’absence de films japonais mais, les bons films japonais de l’année étant déjà passés au LIDO, les Cinglés du Cinéma ont souhaité mettre en avant l’excellence de la production européenne, et française en particulier.

Les 4 films proposés relèvent de genres très différents :

Le film espagnol de Salvador Simo, Buñuel après l’âge d’Or, nous ramène au début des années 30, quand le jeune Buñuel n’est pas encore le plus grand des cinéastes espagnols. Il vient de subir un énorme scandale causé par son film L’âge d’Or. Comment va-t-il pouvoir tourner Terre sans pain ? Ce documentaire nous parle de cinéma, de l’homme et de l’artiste adopté par les surréalistes.

J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin a obtenu à Annecy à la fois le Cristal du long métrage et le prix du public avant de recevoir à Cannes le Grand Prix de la semaine de la critique. Inspiré d’un roman, le film de Jérémy Clapin se confronte simultanément au registre onirique et fantastique ainsi qu’à celui de la comédie romantique.

L’actrice et réalisatrice Zabou Breitman et la graphiste et animatrice Eléa Gobbé-Mévellec ont co-réalisé Les Hirondelles de Kaboul qui raconte l’existence difficile des Afghans, particulièrement des femmes et des intellectuels, sous le joug des talibans. Elles ont réussi un plaidoyer universellement touchant autour de l’espoir et de la liberté.

Wardi est un véritable documentaire sur les camps de réfugiés palestiniens au Liban que le cinéaste norvégien Mats Grorud connaît bien pour y avoir travaillé. Wardi est « un film étonnant, aussi précieux dans sa forme que dans son sujet » (Les Cahiers du Cinéma). Ce film fera l’ouverture de la quinzaine le mercredi 27 novembre à 18h30 avec présentation et débats menés par Alexandre Tylski et les étudiants de l’ENSAV.

Renseignements complémentaires et horaires sont disponibles au LIDO

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