Valls : les trompettes du désespoir

La stratégie de Manuel Valls n’est pas inepte. Il s’agit de faire que le Front national prenne à l’UMP-UDI le plus de voix possible sauvant ainsi l’immense armée des sortants socialistes pour le second tour où ils réclameront un front républicain. Ce machiavélisme de café-concert transparaît à chaque intervention du Premier ministre à travers son visage excessivement paré d’épouvante et d’horreur.

Ainsi mardi à l’Assemblée, interrogé par Marion Maréchal-Le Pen, il a cru voir le Diable et à défaut de Madame le député qu’il emploie avec les autres parlementaires, il s’est perdu dans une quinzaine de Madame tout court alors qu’élu du peuple, cette jeune personne n’est ni le diable ni d’ailleurs le bon Dieu.

Avait-il tout à fait tort ? Peut-être pas car il peut se retrouver sans candidat avec trop de seconds tours opposant l’UMP-UDI et le Front national et avec des candidats socialistes et autres gauches trop absents.

Mais que faut-il faire à Castres, Burlats, Roquecourbe,… et Navès ? Tout simplement ce que l’on a fait l’an dernier aux municipales, ce n’est pas si loin ! Des investitures ont été données dans les trois cantons à des candidats UMP/UDI ou divers droite, le Maire de Castres, Pascal Bugis, et sa majorité municipale y ont ajouté là leur, j’y ajoute la mienne, si elle peut encore compter.

Jacques Limouzy