Il squatte un logement, alors son propriétaire va détruire le logement avec un bulldozer et la justice l’acquitte

bulldozer

Dans le Var, une scène pour le moins insolite comme un cauchemar en plein jour s'est déroulée lorsque un locataire a découvert son propriétaire en train de détruire une partie de sa avec un engin de chantier. Cette affaire met en lumière la complexité des relations entre propriétaires et locataires, notamment autour des questions de et d'autorisation.

Une rencontre inattendue et surréaliste

Cette commence dans la région du Var, où un homme rentre chez lui après avoir déposé son fils à l'école. À son arrivée, il tombe nez à nez avec un excavateur en train de démolir une partie de sa maison. Incapable d'intervenir face à cet engin, il reconnaît alors l'homme qui conduit la machine : son propre propriétaire.

Selon les dires du locataire, celui-ci n'était absolument pas informé de la visite de son propriétaire et encore moins de la destruction qui aurait lieu ce jour-là. Devant la gravité de la situation et se sentant agressé, il porte plainte pour violence avec arme. Son propriétaire rétorque que le locataire avait reçu un avis d'expulsion par huissier la veille.

Rivalités autour des droits de propriété

  • Le propriétaire a loué une partie de la maison : un T5 de 100 m « square »
  • Le locataire aurait occupé l'ensemble du logement, et sous-loué à ses parents
  • La gestion de l'espace provoque des tensions entre les parties

C'est ici que commence la bataille de propriété entre le propriétaire et son locataire. Le premier affirme avoir loué au second une partie seulement de sa maison, soit un T5 de 100m² sur les 400m² totaux. Cependant, selon le propriétaire, le locataire aurait pris possession de l'intégralité du logement, hébergeant même ses parents sans autorisation et y exerçant par ailleurs une activité professionnelle.

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Faisant valoir ses droits, le propriétaire soutient qu'il était en règle puisqu'un officiel lui aurait confirmé qu'il avait tous les droits pour s'approprier la partie modifiée de sa maison.

Des poursuites judiciaires aux mesures d'urgence

L'affaire est portée devant le tribunal de Draguignan, où la plainte du locataire se voit finalement rejetée. En effet, il n'a pas pu être établi clairement si le propriétaire avait réellement agi dans le cadre légal ou non.

Au cœur de cette controverse, la famille du locataire continue de vivre dans une maison détruite et exposée aux intempéries. Face à cette situation, ce dernier a dû prendre plusieurs mesures d'urgence :

  • Refaire la toiture à l'aide de bâches
  • Renforcer les structures dégradées
  • Ramasser les débris produits par l'excavation
  • Sécuriser la maison avec un chien de garde et des caméras de surveillance

L'avenir incertain de cette affaire inhabituelle

Il est difficile de dire pour l'instant si le locataire pourra obtenir justice ou si le propriétaire sera éventuellement condamné. Cette histoire rappelle que les relations entre propriétaires et locataires peuvent parfois devenir extrêmement tendues face à des différends concernant l'espace habitable ou l'utilisation des lieux.

L'affaire examinée devant le tribunal de Draguignan montre aussi que la démarche juridique peut être complexe et qu'il est important pour les parties concernées d'être bien informées sur leurs droits et obligations en matière de location. Pour éviter ce genre de mésaventures, il est essentiel de bien comprendre et respecter les termes du bail et de négocier au préalable la répartition des espaces.

Philippe-dufrez
Philippe Durez etait dans une autre vie un professionnel du marketing basé en France. Il est actuellement directeur de la rédaction, dans le webzine La Semaine de Castres.